SAURIENS

Nephrurus levis levis

Cette espèce de Nephrurus a été la première du genre a être diffusée de manière non confidentielle. Son élevage ne pose pas trop de problèmes si l'on respecte certaines conditions: une cachette sèche et une cachette ou l'atmosphère y est maintenue humide. Cette humidité est indispensable à cette espèce à la peau lisse.
L'espèce (qui compte 3 sous espèces) est présente sur un large territoire couvrant le centre de l'Australie.


Nephrurus wheeleri cinctus

Ce petit gecko australien peut atteindre une taille SVL de 10 cm. Sa peau est très rugueuse et sa queue est la plus développée du genre. On le rencontre dans l'Ouest de l'Australie dans la région de Pilbara, dans les endroits rocailleux.
Sa maintenance en terrarium ne pose pas de problème et sa reproduction non plus. Cette espèce est de plus en plus représentée en terrarium.


Oedura castelnaui

Voici une petite espèce de gecko, originaire de la pointe Nord Est de l'Australie. Elle ne dépasse pas 15 cm, et peut-être gardée dans un petit terrarium arboricole. Sa peau lisse, à l'aspect soyeux, lui vaut le nom anglais de "Velvet gecko". C'est une espèce est prolifique. Depuis quelques années, une forme amélanistique est élevée et reproduite régulièrement.


Paroedura bastardi ibityensis

Cette petite espèce atteint une taille de 10 cm environ. Elle est très facile à maintenir en terrarium et est peu exigeante: un petit terrarium d'une soixantaine de centimètres, avec un substrat de sable, quelques branches et quelques galets font l'affaire.
C'est un insectivore qu'il faut nourrir avec des petits grillons de taille adaptée. La reproduction est facile, et peut intervenir toute l'année. Cependant, j'ai pris pour habitude de séparer les couples durant 3 mois en hiver, de manière à ne pas épuiser les femelles.


Paroedura picta "ligné"

On rencontre Paroedura picta dans la moitié sud de Madagascar, essentiellement le long des côtes. Il occupe des zones sablonneuses, dégagées, herbacées ou boisées. C'est le plus terrestre de tout les Paroedura, il grimpe mal, et ne possède pas de lamelles sous-digitales lui permettant d'adhérer aux surfaces abruptes. On le trouve néanmoins parfois prôné sur un rocher ou sur des petites branches basses de la végétation épineuse du Sud malgache. C'est par contre l'une des plus grandes espèces du genre (avec P.masobe et P.tanjaka), les mâles pouvant atteindre 17 cm.

La mutation lignée est recherchée et sélectionnée en terrarium. Néanmoins, cette mutation est présente spontanément dans les populations naturelles.


Paroedura picta "xanthique"

Cette espèce vit très bien en captivité et est une candidate idéale au terrarium, au même titre que son cousin Asiatique, le gecko léopard (eublepharis macularius). Pour un groupe comprenant un mâle et deux à quatre femelles, un petit terrarium en verre de 60 cm de long et 40 cm de large et de haut convient tout à fait.

La mutation xanthique (excès de jaune), récessive, est la première à avoir été sélectionnée chez cette espèce. Elle est depuis largement diffusée.


Tiliqua sp. "Irian Jaya".

Le scinque à langue bleue d'Irian Jaya (île Indonésienne) est une espèce à part entière, qui diffère de l'espèce Australienne. Facile à maintenir, et populaire, c'est pour moi l'espèce idéale pour le terrarium. C'est un lézard omnivore qu'il est facile de nourrir. Cependant, il faut veiller à varier la nourriture, car le scinque à langue bleue a tendance a montrer une nette préférence pour tel ou tel aliment, au risque de délaisser les autres.
Seule ombre au tableau, l'espèce est très agressive envers ses semblables (sauf dans de rares cas), et il est préférable de maintenir les individus séparément.


Tiliqua gigas gigas "anerythristique"

Prenez un Tiliqua gigas gigas, enlevez lui le pigment rouge et vous obtenez... la forme anerythristique! Cette forme apparait dans les listings des importateurs d'animaux sous "Tiliqua gigas Silver". C'est une mutation simple, récessive. L'espèce s'élève de la même manière que les individus de coloration normale.



Tiliqua gigas keyensis

C'est une grande sous-espèce de Tiliqua gigas, pouvant atteindre 60 cm de longueur totale. Sa coloration est unique. Les jeunes naissent avec le même patron de coloration que les jeunes Tiliqua gigas, des bandes brunes foncées sur un fond gris clair. En revanche, en grandissant, les bandes s'estompent et les couleurs changent, avec parfois des teintes oranges et bleutées. Les individus plus agés, quant à eux, ont une coloration vert olive, voire jaunâtre, avec des mouchetures brunes ou noires.
En terrarium, c'est une espèce rare, rarement disponible.
On peut maintenir l'espèce de la même manière que les autres T.gigas.



Tiliqua sp. "patternless".

Ce scinque à langue bleue n'est pas une espèce à part entière. D'après les informations qui circulent sur Internet, il s'agirait d'une "mutation" apparue dans un élevage hollandais. Dans une portée, des petits issus du croisement d'un Tiliqua scincoides intermedia et Tiligua gigas evanescens ont présenté cette absence de bandes transversales caractéristique.


Tupinambis merianae

Le téju d'Argentine est un énorme lézard, massif, version XXL de nos lézards communs. En captivité, ce sont des animaux qui peuvent devenir très familiers, surtout en vieillissant. En effet, les juvéniles ont habituellement un tempéramment plus nerveux. Ce sont des animaux omnivores qu'il est facile de nourrir, en évitant toutefois une sur-alimentation qui les rendraient obèses.


Underwoodisaurus milii

C'est un gecko que l'on rencontre dans le Sud de l'Australie, d'Est en Ouest. Largement répandu en terrarium, son élevage est semblable à celui du gecko léopard, à la différence qu'il faut veiller à conserver une partie de la surface un peu plus humide.
Les femelles sont prolifiques et peuvent déposer jusqu'à 6 pontes de 2 oeufs par saison.


Varanus exanthematicus

Ce varan est certainement celui que l'on rencontre le plus chez les terrariophiles. Sans doute a cause de sa grande facilité de maintenance. En revanche, la reproduction en terrarium intérieur est encore chose rare. La difficulté principale dans la maintenance de cet animal est son alimentation: en effet, même s'il est un excellent mangeur, engloutissant à peu près tout ce qu'on lui propose, il a une forte tendance à l'obésité. Dans la Nature, son alimentation est composée à plus de 80% d'invertébrés. Or, les terrariophiles ont, par facilité, une facheuse tendance à nourrir ce varan de rongeurs et poussins. Pensez-y!


Varanus indicus "Salomon Island"

Habituellement, les varans des mangroves sont noirs avec quelques taches jaunes. Les spécimens des Iles Salomon suivent totalement la règle inverse ! En effet, ils possèdent de nombreuses taches jaunes sur un fond noir très discret, rappelant de loin la couleur de varanus melinus. C'est une espèce tropicale, nécessitant un terrarium humide avec de nombreuses branches pour grimper et un grand bassin d'eau.


Varanus panoptes hornii

Hornii est la sous-espèce de Varanus panoptes présente en Nouvelle-Guinée. Elle peut dès lors être exportée à destination de l'Europe, contrairement aux sous-espèces australiennes. Mais ce n'est pas une fin en soi, car cette espèce se reproduit facilement en captivité, un peu à la manière de varanus acanthurus... A la différence près que l'espèce qui nous occupe recquiert un terrarium beaucoup plus grand.
Son caractère est assez variable d'un spécimen à l'autre et les coups de queue sont à craindre chez les spécimens agressifs. Enfin, cette espèce a la particularité de pratiquer le bipèdisme, s'aidant de sa queue pour s'équilibrer.


Varanus rudicollis

Le varan à cou rugueux est une espèce discrète des forêts Indonésiennes. Timide, c'est une espèce très calme en captivité mais parfois capricieuse au niveau de l'alimentation. Comme pour Varanus exanthematicus (voir plus haut), il est souhaitable de le nourrir principalement d'invertébrés.


Varanus salvator bivittatus

Le varan aquatique, Varanus salvator est le plus gros lézard qu'il est possible de détenir en captivité. Proche cousin du varan de Komodo, ce gros varan pouvant atteindre 2m50 est répandu à travers toute l'Asie du Sud-Est.
En terrarium, si toutefois les installations requises pour ce type d'animal peuvent encore être appelées terrariums, le varan aquatique est un lézard très intelligent qui peut devenir réellement familier.
Prudence toutefois... Ses griffes et surtout sa queue sont des armes redoutables!
Si cette espèce vous tente, prenez le temps d'y réfléchir... Observez des spécimens adultes dans les zoos ou autres reptilariums... Car un varan aquatique peut vivre plusieurs dizaines d'années, occupant à lui seul une pièce entière de la maison!!


Varanus salvator "Makassar"

A l'instar du python vert (Morelia viridis), de plus en plus de varans aquatiques sont importés avec une dénomination de localité. Makassar est situé dans le sud ouest de l'île de Sulawesi en Indonésie. Cette " phase " est vraiment spéciale. En effet, elle est de couleur jaune orange pastel avec des bandes et larges taches qui semblent rester, même à taille adulte. Ils ont aussi une pupille rouge, traversée par une bande noire, leur donnant un regard très spécial.


Varanus salvator ssp. " sulfur "

Cette forme de varan aquatique est certainement aussi rare en captivité que dans la nature. En effet, en plus d'être présente sur un territoire très limité, l'endroit de capture des quelques spécimens arrivant sur le marché international est tenu secret par les chasseurs locaux. Même les scientifiques ignorent leur provenance exacte. En fait, cette forme riche en pigments jaune apparaît aujourd'hui davantage comme une " phase " que comme une sous espèce a part entière. Il s'agirait d'une phase xanthique (excès de jaune). Des éleveurs américains ont récemment reproduit une femelle sulfur avec un mâle " normal ". En croisant les jeunes entre eux ou avec leur parents, ils apporteront la preuve -ou non- qu'il s'agit d'une phase récessive, au même titre que l'albinisme, bien connue chez les serpents, par exemple.